Une rencontre avec Dominic Simard

L’Épisode 5 — L’art de capter le vivant

« Les humains ne meurent pas tant qu’on les fait vivre. Notre mission, de Phil à aujourd’hui, c’est de garder cette flamme et cette authenticité bien vivantes. »

Pour ce cinquième rendez-vous de «De Phil à aujourd’hui», Stéphanie jase avec un complice incontournable de l’histoire de l’agence : Dominic Simard, de chez Amure Aventure. Fier citoyen d’Arvida, Dominic a connu Les Films de La Baie à toutes les époques. Ensemble, ils prennent le temps de se remémorer des moments épiques, de partager des rires, mais également, de réfléchir à ce qui fait la valeur profonde de la production vidéo professionnelle.

L’Humain : un lover sous la douche

L’épisode débute avec l’une des anecdotes les plus mémorables de la série : la rencontre entre Dominic et Philippe lors d’un party festif sur leur rue à Arvida. Dominic raconte avec beaucoup d’humour comment Phil a fait irruption dans sa vie en s’invitant sous sa douche extérieure ! Derrière la rigolade se cache le début d’un coup de foudre amical. Dominic s’est rapidement retrouvé lié au quotidien de Phil, bâtissant une relation solide teintée d’escapades, de discussions passionnées et de projets communs.

La relation : faire frissonner les gens

Lorsqu’il était agent de développement à l’international, Dominic se souvient avoir fait appel aux Films de La Baie pour vendre sa région à l’étranger. À travers des chefs-d’œuvre comme le film touristique La Noblesse Boréale, il a pu projeter la beauté boréale sur grand écran en France, provoquant des frissons à des centaines de spectateurs. Pour lui, la force de Philippe résidait dans cette poésie innée, cette capacité unique à faire parler le vivant d’une manière si naturelle que l’émotion transperçait l’écran.

Dominic Simard d'Amure Aventure et Stéphanie Gagné des Films de La Baie pour de Phil à aujourd'hui

L’histoire : structurer l’artiste au bon moment

Dominic pose une analyse très juste sur la transition de l’agence. Il a vu Les Films de La Baie passer d’un créatif pur qui gérait ses idées et ses chiffres sur des napperons, à une agence en pleine explosion. Selon lui, Stéphanie est arrivée dans la vie de Phil exactement au bon moment pour « maîtriser l’artiste sans le contrôler ». Elle a apporté la rigueur nécessaire pour traverser une croissance rapide menant l’équipe jusqu’à 13 personnes. Il souligne la beauté de voir que l’âme humaine de Phil persiste dans les productions actuelles de Stéphanie, car tous deux partageaient les mêmes valeurs profondes.

L’évolution : une équipe stable, un poisson illégal et un caméraman à l’eau !

Au-delà de la nostalgie, l’épisode foisonne de souvenirs de tournage sur le voilier de Dominic et Myriam, le Mère Thérésa. Dominic raconte à Stéphanie le tournage dans lequel il a pêché un brochet géant de manière totalement improvisée (et légèrement illégale !). Stéphanie lui rappelle également le moment de pure terreur où son caméraman est tombé à l’eau, sauvant miraculeusement la caméra au bout de son bras.

Pour l’avenir, face au marché des pigistes et des cellulaires en 2026, Dominic souhaite que le milieu des affaires prenne conscience de la vraie valeur d’une équipe permanente et d’une démarche cinématographique. Il encourage vivement Les Films de La Baie à continuer de marier le commercial avec la profondeur du documentaire, une force unique qui permet à l’agence de s’adapter tout en restant d’une cohérence absolue.